hotel rooms
Ici la question de la durée est essentielle. Durée induite
par l’effet de bougé, durée construite par les diptyques
et les triptyques, durée au contraire volontairement niée
par l’accrochage : photographiées dans le monde entier,
ces chambres d’hôtel se juxtaposent à l’infini
semblant ne former qu’un seul espace, et les prises de vue, bien
qu’étalées sur une période de près
de trois ans, proposent une continuité temporelle singulière.
L’effet labyrinthique et répétitif obtenu renforce
ainsi la désincarnation du sujet qu’impose le bougé.
En réservant ces prises de vue exclusivement aux hôtels dans lesquels
je me trouvais pour raison professionnelle, j’ai voulu aussi - ce sont
des autoportraits après tout - faire percevoir ce qu’ils ont d’aliénant
et comme on s’y perd.
Sélection de neuf simples photographies numériques couleur:
Sélection de six doubles photographies numériques couleur:
Sélection de quatre triples photographies numériques couleur:




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